
22 juillet 2026 | Gina Wahlen avec Andreas Mazza, EUDNews.
Au Séminaire adventiste de Bogenhofen, en Autriche, les politiques institutionnelles régissant l’utilisation des technologies chez les adolescents ont mis en évidence le défi permanent que représente la gestion de la dépendance numérique. Le campus applique une politique limitant l’utilisation du téléphone portable par les adolescents à 45 minutes par jour. L’administration et le personnel ont constaté que cette limite avait un impact positif sur la population étudiante, en encourageant la socialisation en face à face, la communication collective et la participation à des activités de loisirs en plein air, comme l’aviron sur le ruisseau du campus.
Malgré ces bienfaits avérés, l’application de ces limites numériques présente des difficultés inhérentes, car les élèves contournent parfois les règles en conservant des appareils secondaires non autorisés.
Au cours d’une visite de contrôle de routine auprès d’élèves malades résidant au dortoir du campus, une responsable de la section filles, Yvonne, a identifié une infraction potentielle à la politique relative aux technologies. Alors qu’elle apportait une tisane à une élève de 16 ans, la responsable a remarqué des questions inhabituelles concernant le programme de surveillance du soir. Une visite de suivi effectuée dix minutes plus tard a révélé que l’élève dissimulait précipitamment un objet sous sa literie.
Consciente du caractère délicat de la situation et des complexités psychologiques liées à la dépendance aux appareils électroniques, la responsable a privilégié une approche non conflictuelle, axée sur le bien-être de l’élève plutôt que sur des mesures punitives.
L’affaire a trouvé une issue aux petites heures du matin. Ayant découvert l’élève éveillée et utilisant un téléphone non autorisé à 4 h du matin, la responsable a entamé un dialogue privé de deux heures. En privilégiant l’accompagnement pastoral, la responsabilisation et le soutien émotionnel plutôt qu’une application rigide des règles, cette discussion a permis à l’étudiante de reconnaître sa dépendance croissante à l’égard de son appareil. Convaincue que cette intervention découlait d’une préoccupation sincère pour son bien-être, l’étudiante a volontairement remis son deuxième téléphone et s’est engagée à rétablir des limites saines concernant son utilisation des technologies.
Cette intervention réussie souligne la philosophie de l’établissement : aborder les difficultés comportementales par une combinaison de limites structurelles, d’accompagnement personnel et de soutien spirituel.
Le dortoir où cette interaction a eu lieu a été partiellement financé par l’offrande du treizième sabbat de 1986 (offrande trimestrielle pour les projets missionnaires). Les contributions à l’offrande de ce trimestre continuent de soutenir les infrastructures éducatives et spirituelles dans toute la Division intereuropéenne, permettant ainsi à des établissements comme Bogenhofen de créer des environnements où les jeunes peuvent surmonter les addictions modernes et mener une vie équilibrée.
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Rédacteur en chef et éditeur
