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Assemblée administrative de la Fédération France Sud 2026

27 août 2026 | Cédric Lachenal, président de la Fédération France-Sud, Revue adventiste, BIA

Depuis 1861, date de création de la première fédération adventiste dans le Michigan (États-Unis), l’Église adventiste réunit régulièrement ses délégués en assemblée administrative afin de faire le point sur sa mission, élire ses responsables et préparer l’avenir. Fidèle à cette tradition, la Fédération des Églises adventistes du Sud de la France a tenu son assemblée quadriennale à Arles en mai 2026.

Pendant plusieurs jours, des délégués venus de l’ensemble du territoire fédéral se sont réunis pour examiner les rapports de mandature, débattre des enjeux de l’Église et prendre des décisions importantes pour les quatre années à venir.

Cette assemblée revêtait un caractère particulier à deux titres. D’une part, elle marquait le renouvellement d’une grande partie de l’équipe dirigeante à la suite de plusieurs départs à la retraite. D’autre part, elle venait conclure une réflexion engagée depuis plusieurs années autour de la consécration des femmes au pastorat (1). Après un temps d’échanges et de prière, les délégués ont été appelés à se prononcer sur cette question, qui a constitué l’un des temps forts de l’assemblée.

Les travaux se sont ensuite poursuivis avec l’étude des rapports d’activités, les réunions de commissions et l’élection d’une nouvelle équipe administrative. Les délégués ont ainsi confié la direction de la Fédération à un bureau entièrement renouvelé composé de Cédric Lachenal, président, Samuel Dinsenmeyer, secrétaire général, et Elie Yoldi, trésorier.

Les rapports présentés à l’assemblée ont mis en lumière le dynamisme de l’Église dans le sud de la France. En 2025, la Fédération comptait 5 157 membres, répartis dans 48 églises locales et 26 groupes, soit plus du double des effectifs recensés lors de la création de la Fédération en 1970. Cette croissance s’inscrit dans une histoire de plus de cinquante ans de présence et de témoignage sur le territoire. Malgré les défis liés à la sécularisation de la société, la Fédération maintient une équipe de 34 pasteurs au service des communautés locales.

L’assemblée a également salué plusieurs avancées marquantes de la mandature. Parmi elles figure la reconnaissance d’une nouvelle église en Corse, symbole de l’enracinement progressif de l’œuvre adventiste sur l’île. Les délégués ont également entendu de nombreux témoignages illustrant le développement de petits groupes, d’initiatives missionnaires locales et de nouveaux espaces de rencontre avec la population.

Les perspectives pour les années à venir accordent une place importante aux centres d’influence, véritables lieux de proximité au service des habitants. Les expériences récemment engagées à Lyon et Toulouse, qui viennent s’ajouter aux autres déjà en place, témoignent de cette volonté d’être présents au cœur de la société. Dans cette même dynamique, le projet du Moulin de l’Ayrolle poursuit son développement avec l’ambition de devenir un centre dédié au bien-être, à l’accompagnement et à la rencontre.

Au-delà des chiffres et des décisions administratives, cette assemblée a surtout rappelé la vision qui anime la Fédération France Sud : former des disciples ancrés dans leur foi au sein d’une Église engagée, capable de vivre des relations authentiques, de partager simplement l’Évangile et de servir avec enthousiasme les populations de son territoire. Une vision tournée vers l’avenir, portée par une nouvelle équipe et par le désir de poursuivre la mission dans un monde en quête d’espérance.

(1) Il convient de préciser que le terme français de « consécration » est employé de différentes manières dans le contexte adventiste francophone là où l’église adventiste anglophone utilise deux termes (consecration et ordination). En français, le mot “consécration” peut désigner une bénédiction ou une mise à part pour un service particulier, comme dans le cas des enfants, des diacres ou même de bâtiments. Cependant, ce même terme est également utilisé pour désigner ce qui correspond, dans le vocabulaire anglophone, à une forme d’ordination des pasteurs ou des anciens. Cette dernière terminologie s’explique notamment par des réalités juridiques et historiques distinctes. Dans les pays anglo-saxons, l’ordination revêt souvent une dimension publique liée à la reconnaissance de certaines fonctions par l’État, notamment dans le cadre de la célébration des mariages. En France, où la séparation entre les Églises et l’État est pleinement établie, la notion de consécration met davantage l’accent sur la bénédiction et la reconnaissance spirituelle d’un ministère au sein de la communauté. Dès lors, même si les réalités recouvertes par les termes français et anglais se recoupent largement, elles ne portent pas nécessairement les mêmes implications historiques, juridiques et culturelles, ce qui explique l’usage d’un même mot français pour traduire des notions distinctes dans le monde anglophone. 

Article paru dans la Revue Adventiste de juillet-août 2026 (page 10)

 

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Philippe Leduc

Rédacteur en chef et éditeur

Author Pôle communications

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