Skip to main content
Internationales

Connaissance, dialogue interreligieux et respect mutuel

By 19 février 2020décembre 18th, 2020No Comments

Politiciens, journalistes et représentants de différentes confessions en conférence à Ara Pacis à Rome. Une nouvelle loi sur la liberté religieuse urge en Italie.

10 Février 2020 | Francesca Evangelisti/Notizie Avventiste | BIA

Le lundi 3 février, dans le cadre splendide de la salle de conférence Ara Pacis à Rome, s’est tenue la conférence « Rôle et perspectives du dialogue interreligieux dans une Italie en mutation », organisée par le conseil interreligieux de Rome.

Le professeur Paola Gabbrielli, présidente émérite du Conseil, a prononcé les premiers d’introduction de cette journée, laissant ensuite la parole à Sabrina Alfonsini, présidente de la première municipalité de Rome. Cette dernière a formulé le souhait d’un dialogue ouvert interreligieux au sein de la société italienne actuelle où le respect de la diversité tend à disparaître.

Le professeur Maria Angela Falà, l’actuelle présidente du Conseil, a guidé l’auditoire dans un excursus historique rappelant les différentes activités de cette instance interreligieuse de Rome au cours de ses 20 ans d’existence. « Nous devons apprendre à considérer la diversité comme une partie constitutive de nous-mêmes », a déclaré le professeur Falà. « L’autre est ce qui me manque ».

La parole a été donnée aux représentants de neuf religions présentes sur le territoire romain et membres du Conseil : Union hindouiste italienne, Union de la communauté juive italienne, Union bouddhiste italienne, Orthodoxes roumains en Italie, Fédération des Églises évangéliques en Italie, Église catholique, Centre culturel islamique d’Italie, Institut bouddhiste italien Soka Gakkai, Union des Églises chrétiennes adventistes le septième jour.

Tous ont affirmé avec force qu’il est essentiel de se connaître et de dialoguer en harmonie pour favoriser un climat de respect mutuel. Personne ne veut l’emporter, et encore moins convaincre les autres de sa vérité particulière, l’objectif à poursuivre est de reconnaître une valeur dans la diversité et de la respecter, ce n’est qu’ainsi qu’une coexistence harmonieuse entre les religions sera possible.

C’est alors que les représentants politiques sont intervenus : la préfète Giovanna Maria Iurato, le Dr. Anna Nardini, le Dr. Luca Pacini, de l’Association nationale des municipalités italiennes.

L’accent a été mis sur la nécessité impérieuse et urgente d’une nouvelle loi sur la liberté religieuse, en faisant référence à celle de 1929 actuellement en vigueur, qui régit les relations entre l’État italien et la pluralité religieuse de plus en plus variée. Le chemin qui mène aux accords est sinueux et pas du tout simple. Cela dure depuis plusieurs années, et pour l’instant, encore trop peu de confessions qui y sont parvenus avec succès. Les religions ont une fonction sociale très importante et non négligeable. Elles ne doivent donc pas être rabaissées ni encore moins entravées, mais une loi mise à jour est nécessaire pour protéger les relations entre l’État et les confessions religieuses.

La conférence a été clôturée par les représentants des médias : Stefano Maria Paci, journaliste de Sky ; Sabika Povia, journaliste ; Claudio Paravati, directeur de Confronti ; Antonio Pavolini, analyste de l’industrie des médias ; Davide Romano, directeur de Conscience et Liberté.

Les médias italiens sont conscients du fait que l’Église catholique dispose de presque tout l’espace disponible pour l’information religieuse. D’une part, une inégalité ressort car très peu de visibilité est donné aux minorités qui, bien qu’inférieures en nombre, sont néanmoins présentes et actives ; d’autre part, il faut également admettre que très souvent les minorités religieuses n’ont pas une préparation suffisante pour pouvoir entrer dans le monde de l’information de manière compétitive. Dans les rédactions, il n’y a souvent pas de journalistes spécialisés dans le domaine des religions, de sorte que le risque de fausses nouvelles religieuses est élevé. Les fausses perceptions des citoyens sont souvent causées par des informations partisanes et erronées, par exemple, la conception des musulmans italiens est proche de zéro, alors qu’au contraire, ils représentent plus de la moitié de la population islamique de notre pays. On fait face à un important besoin de journalisme éthique, sans préjugés ni clichés.

Communications UFB

Author Communications UFB

More posts by Communications UFB

Leave a Reply