
3 septembre 2026 | Giovanni Irrera, pasteur des Églises de Corse et de Toulon, Fédération Adventiste France Sud, Revue adventiste, BIA
« Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées. » (Luc 12.35)
Le 13 mai 2026 restera une date marquante pour les adventistes de Corse. Réunis à Arles lors de l’Assemblée générale, les délégués ont voté la constitution de l’Église adventiste de Corse, marquant ainsi une nouvelle étape dans le développement de cette communauté dont les effectifs ont progressivement grandi ces dernières années.
Ce vote a été vécu avec beaucoup d’émotion par les membres corses. Il témoigne du soutien apporté au fil du temps par de nombreux frères et sœurs à travers leurs prières, leur engagement et leur confiance dans l’œuvre que Dieu accomplit sur l’île.
L’Église est le corps du Christ, dont il est la tête. Chaque membre est appelé à demeurer uni aux autres afin que ce corps vive et grandisse harmonieusement. Dans un monde souvent marqué par l’individualisme et les divisions, cette réalité rappelle l’importance de la communion fraternelle et de l’interdépendance entre les croyants.
Devenir une Église locale ne représente pas seulement une reconnaissance administrative. C’est aussi un appel à vivre pleinement la mission confiée par Jésus-Christ et à témoigner de son amour dans l’unité. Tant que l’Église demeure attachée à son Seigneur, elle devient un signe vivant de la présence de Dieu au milieu des hommes.
L’apôtre Paul rappelle que Christ a aimé son Église au point de se livrer lui-même pour elle, afin de la sanctifier et de la préparer pour sa gloire (Éphésiens 5.25-27). Cette vision nourrit l’espérance et la responsabilité de chaque communauté chrétienne.
Parmi les nombreuses images bibliques décrivant l’Église, celle évoquée par Jésus dans Luc 12 résonne particulièrement aujourd’hui : une Église dont les reins sont ceints et les lampes allumées. À l’époque, se ceindre les reins signifiait se préparer à l’action. Quant à la lampe allumée, elle symbolisait la vigilance et l’attente.
L’Église est donc appelée à être en mouvement, engagée dans le service et attentive à la volonté de son Maître. Peu importe le moment de son retour, elle demeure prête, fidèle à sa mission et active dans le témoignage.
Jésus promet d’ailleurs une récompense extraordinaire à ses serviteurs fidèles : lorsqu’il reviendra, il les fera asseoir à sa table et les servira lui-même. Quelle espérance pour celles et ceux qui persévèrent dans la foi !
Notre désir est de faire partie de cette Église que Christ a rachetée par son sang, une Église composée d’hommes et de femmes de toute langue, de tout peuple et de toute nation. En Corse comme ailleurs, nous voulons marcher ensemble à sa suite, dans l’attente de son retour.
Article paru dans la Revue Adventiste de juillet-août 2026 (page 20)
Suivez le BIA sur les réseaux sociaux
Rédacteur en chef et éditeur

