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LA DIVISION TRANSEUROPÉENNE RECONNAÎT LES ERREURS DU PASSÉ, CHERCHE DES MOYENS D’ALLER DE L’AVANT

By 1 janvier 2020 No Comments

16 décembre 2019| St Albans [Raafat Kamal, au nom du TED]

Après une série de consultations et un temps de réflexion, la Division transeuropéenne a présenté les excuses suivantes le lundi 16 décembre.

Cette année a marqué le 90e anniversaire de la création de la Division transeuropéenne en tant que région de la Conférence générale des adventistes du septième jour. Initialement établie en tant que division d’Europe du Nord, elle a subi plusieurs reconfigurations au fil des ans. D’une unité basée principalement en Scandinavie et dans les îles britanniques, elle s’est développée pour englober aujourd’hui des pays d’Europe centrale et du sud-est et, au fil des décennies, elle a également eu un impact missionnaire spécifique en Afrique de l’Ouest, au Pakistan et au Moyen Orient.

Alors que l’héritage de notre division était européen, le don de la mission de nos premiers pionniers jusqu’à aujourd’hui nous a amenés à devenir une entité hautement multiculturelle et diversifiée, composée de 22 pays avec une multitude encore plus grande d’origines différentes (chacune riche et à valoriser et refléter dans nos assemblées réunies ensemble).

Malheureusement et trop souvent, une diversité ne mène pas toujours à une richesse d’unité, ni nécessairement de compréhension.

Alors que nous célébrons le bilan de nos 90 ans d’histoire de mission et de sensibilisation, même à travers les difficultés des deux guerres mondiales, des conflits régionaux et des persécutions à l’ère communiste, nous notons d’autres parties de notre histoire, des points pour lesquels nous exprimons de sincères regrets. Nous reconnaissons que les préjugés inconscients, l’ignorance, les peurs, les ressentiments et les soupçons ont affecté l’Église, plus particulièrement au sein de l’Union des fédérations britanniques.

 

Commentant ces questions, Ellen White a été claire : « Ceci afflige le cœur du Christ. » Elle a conseillé : « Nous avons le même Père céleste et le même Rédempteur, qui nous a aimés et s’est livré pour nous tous, sans aucune distinction. » Elle a ensuite insisté : « Quand l’amour du Christ sera chéri dans le cœur comme il se doit… il n’y aura pas de caste, pas d’orgueil de nationalité ; aucune différence ne sera faite à cause de la couleur de la peau. » Elle a conclu : « La couleur de la peau n’est pas un critère quant à la valeur de l’âme. Dieu nous a pris, toutes classes, toutes nations, toutes langues… et nous a fait entrer dans son atelier, afin de nous préparer pour son temple ». 1

Bien que nous ne puissions pas réécrire l’histoire, en tant que dirigeants de la Division transeuropéenne, nous reconnaissons que des actions qui ont été actées n’étaient pas en harmonie avec l’idéal de Dieu. Nous nous excusons pour les échecs de l’Église à cet égard.

Alors que nous nous concentrons sur la mission à travers la riche diversité géographique, culturelle, historique et en constante évolution de notre Division, nous nous engageons à fournir un modèle de direction qui profitera à toutes les communautés, indépendamment de leurs origines, exactement comme Jésus l’a fait pour les relations positives, que ce soit à Nicodème haut placé, la samaritaine méprisée, le pauvre aveugle rejeté ou Simon le Pharisien. Ces exemples tirés des récits des évangiles conduisent à la merveilleuse prière d’unité de Jésus, qui se trouve dans le 17ème chapitre de l’Évangile de Jean : « que nous soyions un, ensemble unis, tout comme Jésus et le Père sont un. C’est quelque chose que nous voulons prendre à cœur, que nous désirons et recherchons sérieusement.

Bien que nos excuses viennent du fond du cœur, nous reconnaissons que des excuses ne suffisent pas. Nous devons travailler vigoureusement avec la ferme intention d’éradiquer toute trace de préjugés et d’intolérance qui subsisterait. En collaboration avec nos dirigeants, les présidents sur le terrain et le comité général de notre division, nous examinons les politiques et nous nous concentrons sur notre cadre stratégique pour les cinq prochaines années afin d’améliorer notre vision de dirigeants et nos processus décisionnels.

Notre prière, en tant qu’administrateurs de la Division transeuropéenne, est que les adventistes du septième jour de cette Division « soient un », qu’ils incarnent l’union du Père, du Fils et du Saint-Esprit, que nous « revêtions l’amour » et soyons ainsi liés « ensemble dans la parfaite unité, » que nous laissions Dieu nous former dans son atelier, indépendamment de notre classe, origine, ethnie, genre, nationalité ou langue, afin de réaliser ensemble la mission que le Christ nous a donnée.


  • G. White à W. S. Hyatt, 15 février 1900, Lt. 26, 1900.
Communications UFB

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