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La mission d’abord, à tout prix

By novembre 19, 2020 No Comments

Le 28 octobre 2020 | Californie, États-Unis | Dustin Comm | Maranatha Volunteers International (MVI) | DIA

En mars dernier, l’une des équipes de Maranatha travaillait dur sur le chantier de l’école adventiste Jingshai Mihngi, dorénavant située au sommet d’une colline près de la ville de Jowai, en Inde. L’école, dont les bâtiments étaient plutôt délabrés, avait le criant besoin d’un nouveau campus, car, en plus, elle était située à côté d’une conduite d’égout ouverte.

Malgré les installations inadéquates, Jingshai Mihngi attirait déjà de nombreux élèves de la population locale à cause de ses bons résultats aux examens et de son personnel attentionné. Par contre, les familles attendaient depuis des années un meilleur environnement et de meilleures infrastructures pour leurs enfants. Et leur rêve allait enfin se réaliser, car le travail avait commencé, sous la direction de Braj Pal.

M. Pal travaille pour Maranatha en Inde depuis 2002, et il a travaillé à de nombreux projets comme Jingshai Mihngi. Mais celui-là a pris une tournure jamais vue auparavant. Quand la COVID-19 a forcé l’Inde au confinement, le travail de l’équipe à Jowai en a aussi été affecté. « J’en ai entendu parler aux nouvelles, a-t-il dit. Notre premier ministre a annoncé qu’il s’adresserait à la nation. »

L’équipe abritée sur place à l’Église adventiste du septième jour de Vakkad, en Inde. Une photo de Maranatha Volunteers International.

« Je pensais que le confinement durerait une journée, voire une semaine. J’étais censé rentrer à la maison pour visiter ma famille dans un autre État, mais j’ai dit à l’un de nos ouvriers d’y aller d’abord et que je partirais après lui. » Mais le confinement a retardé ce retour à la maison de plusieurs mois.

Après avoir brièvement cessé ses activités de construction, l’équipe a demandé aux responsables locaux la permission de reprendre le travail, mais ne l’a pas obtenue. Heureusement, quelques jours plus tard, les travailleurs ont pu retourner avec la promesse d’adhérer aux mesures de sécurité, comme le la distanciation sociale, le port du masque et la désinfection des mains. Le directeur de Maranatha en Inde, Vinish Wilson, se souvient que les responsables locaux tentaient de comprendre l’urgence de ce projet malgré une telle situation extraordinaire.

« On nous a posé la question, “Pourquoi êtes-vous si pressés de reprendre ce chantier?” Nous avons répondu que le jour où le confinement prendra fin et que les écoles rouvriront, ces enfants n’auront pas d’endroit convenable pour aller à l’école. Nous leur avons montré des photos de l’ancien emplacement. Ils ont vu les conditions et nous leur avons parlé du conduit d’égout ouvert, puis ils ont dit : “D’accord, vous pouvez recommencer à travailler, à la condition de maintenir une distance sociale et de respecter toutes les normes et tous règlements en place.” »

La décision de l’équipe de s’abriter à même le chantier l’a aussi aidée à obtenir cette permission. Le nouveau campus est à l’extérieur de la ville principale et les hommes travaillaient, mangeaient et dormaient chaque soir dans les bâtiments de classes. « Nous y cuisinions toute notre nourriture. Nous n’avions pas toujours accès aux mets traditionnels, mais le directeur de l’école nous apportait de la nourriture et nous lui en étions reconnaissants. »

L’employé de Maranatha Braj Pal est enfin réuni avec sa famille après près de sept mois de séparation à cause du confinement dû à la COVID-19 en Inde. Une photo de Maranatha Volunteers International.

Au-delà des conditions de vie, d’autres difficultés ont aussi entravé l’avancement du projet, notamment la mousson de la saison des pluies, qui a souvent mis le travail sur pause, en plus d’un cyclone qui est passé par là. « De la pluie quasi quotidienne pendant plus de trois mois, selon M. Pal. Tous les jours. »

De plus, à cause des restrictions de déplacements entre les États, les matériaux de construction prenaient des mois à arriver. Ces mêmes restrictions empêchaient également les ouvriers de se rendre dans leur État pour visiter leur famille. Certains sont restés pris à l’école pendant des mois. Et en tant que dirigeant de projet, M. Pal n’a pas vu sa femme et ses enfants pendant plus de six mois.

« Je savais qu’elles étaient en sécurité, mais un jour, un serpent est entré dans la maison et je me sentais vraiment impuissant. » Mais la foi l’a poussé vers l’avant malgré les épreuves. « Parfois, nous ne savions pas ce qui allait arriver, nous ne connaissions pas grand-chose à la COVID-19 et étions très isolés sur le chantier. Mais nous priions chaque jour. »

Maintenant, grâce au dévouement et à la détermination de M. Pal et de son équipe, le nouveau campus de l’école Jingshai Mihngi est presque terminé.

En Inde, les équipes locales ont surmonté les défis particuliers à la pandémie de manière sécuritaire et responsable, construisant de nouvelles églises et creusant des puits d’eau, et ce même depuis l’apparition de la COVID-19. Peu de temps après la reprise du travail à Jingshai Mihngi, les équipes dans l’État du Kerala ont reçu la permission de poursuivre la construction d’églises et ensuite le creusage de puits. Lorsque les restrictions de déplacements entre les États se sont allégées, les matériaux pour les églises ont été transportés dans l’État du Tamil Nadu pour la construction. Des puits ont aussi été creusés au Tamil Nadu, dans l’État du Jharkhand et sur les îles des Sundarbans, où les matériaux doivent être acheminés par bateau.

Autour du monde, après la première pause du début de la pandémie, d’autres équipes de Maranatha ont également commencé à travailler. Comme M. Pal, beaucoup ont été séparés de leur famille pendant des mois, étant abrités sur place afin de poursuivre leur mission.

À Côte d’Ivoire, une équipe locale a complété une église à Anan ainsi qu’une église et des salles de classes à Abbebroukoi. Elle construit actuellement une nouvelle école secondaire dans la ville de Niangon.

Au Kenya, une autre équipe locale a reçu la permission de continuer la transformation de l’école adventiste de Kiutine. Elle a ajouté de l’aménagement paysager, d’autres installations ainsi qu’une église de campus. À l’école secondaire adventiste et au centre de secours de Kajiado, une équipe de MVI a construit des salles de classes, des dortoirs et des salles de bain. Les équipes d’églises d’un jour et de puits d’eau avaient le droit de se déplacer en forêt, et, à la mi-octobre, elles avaient construit plus de 80 églises et creusé 30 puits depuis le début de l’année.

Et en Zambie, une équipe de MVI s’est abritée sur place à l’école secondaire adventiste Emmanuel pour y construire un bâtiment de trois classes ainsi qu’un dortoir pour les filles. En 2020, l’équipe d’églises d’un jour y a construit 60 églises. De plus, à la mi-octobre, 164 communautés avaient un nouveau puits, offrant de l’eau pure à tout le monde.

Partout sur la planète, le dévouement des équipes de MVI envers la mission a été inébranlable depuis le début de cette période historique. En considérant toute l’histoire de Maranatha, on peut noter un esprit semblable de détermination chez les fondateurs : des gens si dévoués à la mission qu’ils ont fait des sacrifices personnels et parfois vécu de manière plutôt inconfortable. En 2020, le personnel de terrain de MVI a incarné cet esprit de ténacité et de constance, et grâce à lui, la mission ne s’est pas arrêtée dans ces pays. En fait, elle progresse merveilleusement bien, malgré la pandémie.

Maranatha sera toujours synonyme de volontariat, car les volontaires sont le cœur et l’âme de la mission. La prochaine fois où vous prierez pour ce ministère, que les équipes sur le terrain soient à la tête de votre liste. Pendant des années, elles ont prouvé qu’elles étaient la colonne vertébrale cachée du travail de Maranatha, et durant la pandémie, elles ont mis la main à la pâte, avançant dans la foi, afin de poursuivre la mission.

La version originale de cet article est parue dans le numéro d’été 2020 du magazine The Volunteer.


Traduction : Marie-Michèle Robitaille

Communications UFB

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