Skip to main content
Internationales

L’Église réagit au projet de loi révisé sur la discrimination religieuse en Australie

By 5 janvier 2020décembre 18th, 2020No Comments

Tracey Bridcutt – 13 Décembre 2019 / Record

L’Église adventiste du septième jour en Australie salue la publication du deuxième projet de loi du Gouvernement australien sur la discrimination religieuse.

Le premier ministre Scott Morrison et le procureur général Christian Porter ont publié le projet de loi révisé mardi (10 décembre). Ils affirment qu’il intègre bon nombre des principaux changements qui ont été suggérés par les organismes religieux et d’autres intervenants après la publication de la première ébauche de loi en août dernier.

Le directeur des affaires publiques et de la liberté religieuse de l’Union des Fédérations Australienne, le pasteur Michael Worker, a déclaré qu’il était heureux de voir que de nombreuses préoccupations soulevées par les dirigeants de l’Eglise adventiste et d’autres confessions ont été prises en compte dans la deuxième version du projet de loi, tout en reconnaissant qu’il y a encore du chemin à parcourir pour remédier à certaines lacunes importantes qui subsistent.

« En tant qu’Eglise, nous apprécions la volonté du gouvernement de prendre le temps d’écouter nos préoccupations et que celles-ci soient reflétées dans le deuxième projet de loi, » déclare le pasteur Worker. « Nous nous réjouissons de la poursuite du dialogue et l’occasion qui nous est donnée de faire part de nos commentaires sur le projet de loi révisé. »

« Nous croyons qu’il est important que les croyants et les non-croyants aient la possibilité de vivre leur foi de manière appropriée et raisonnable dans notre société moderne pluraliste, sans crainte, » a-t-il dit.

« Nous croyons également qu’il est important que tous les services et projets que nous entreprenons comme expression de notre foi et de nos croyances, dans les églises locales, les écoles, les soins de santé et de personnes âgées et les activités caritatives, soient protégés de façon appropriée. Le but est de continuer à avoir un impact positif sur la société en vivant la mission de Jésus telle qu’elle est exprimée en Matthieu 19 (prêcher, enseigner et guérir). »

Le gouvernement a reçu près de 6 000 propositions écrites pour la première ébauche du projet de loi. Au cours du processus de consultation, M. Porter a rencontré personnellement près de 100 groupes d’intervenants pour entendre directement leurs points de vue.

À la suite de cette consultation, les principaux changements apportés au premier projet de loi concernent les points suivants :

  • Préciser clairement que les organismes religieux, tels que définis dans le projet de loi, continuent de pouvoir prendre des décisions en matière de ressources et d’autres décisions fondées sur la foi, comme ils peuvent le faire actuellement en vertu de la loi fédérale actuelle en vigueur ;
  • Veiller à ce que les institutions publiques religieuses de bienfaisance soient incluses dans la définition des  « organismes religieux » ;
  • Réduire les dispositions visant à soutenir les processus d’objection de conscience existants afin qu’ils ne s’appliquent qu’aux infirmières, sages-femmes, médecins, psychologues et pharmaciens ;
  • Préciser clairement que les dispositions relatives à l’objection de conscience ne donnent pas le droit d’exercer une discrimination à l’encontre de certaines personnes en raison de leur sexe ou d’autres caractéristiques ;
  • De nouvelles dispositions pour assurer que le maintien du statu quo actuel en vertu de la loi fédérale, permettant aux hôpitaux religieux, aux établissements de soins pour personnes âgées et aux fournisseurs d’hébergement (comme les maisons de retraite) d’employer du personnel pour préserver une éthique religieuse, avec des protections spécifiques supplémentaires pour les camps religieux et les centres de conférences.

Des modifications ont également été apportées au projet de loi afin de clarifier l’application de certaines dispositions. Par exemple, le terme « diffamer » a été défini comme une incitation à la haine ou à la violence. En outre, une définition de l’expression « objecter en conscience » a été incluse en réponse aux suggestions de diverses parties prenantes, dont l’Association Médicale Australienne.

« Comme nous l’avons dit, ce n’est pas un processus qui doit être précipité. Ce qui est important, c’est que nous mettions en place cette législation et que nous réalisions des réformes durables qui offrent de réelles protections à tous les Australiens », ont déclaré Messieurs Morrison et Porter.

En temps voulu, l’Église adventiste du septième jour en Australie, après avoir examiné en détail le projet de loi, fera une présentation pour répondre aux préoccupations exprimées dans le projet.

Communications UFB

Author Communications UFB

More posts by Communications UFB

Leave a Reply