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Santé

Que faire lorsqu’on a un cancer ?

By 10 février 2022No Comments

10 février 2022 | Tatiana Barros, Gustavo Buscacio et Rafael Ruback, médecins au Service Oncologie de l’Hôpital adventiste Silvestre (Brésil) | DSA | Adventiste Magazine

Le cancer est le principal problème de santé publique dans le monde et se trouve parmi les 4 plus grandes causes de morts prématurées (avant 70 ans) dans la majorité des pays. L’incidence de la maladie et la mortalité qu’elle entraîne sont en augmentation, en partie en raison de la croissance et du vieillissement de la population, ainsi que de l’évolution de la distribution et de la prévalence des facteurs de risque, notamment ceux associés au développement socio-économique.

On constate une transition dans les principaux types de cancer observés dans les pays en développement, avec une diminution des cancers associés aux infections et une augmentation de ceux liés à l’amélioration des conditions socio-économiques et à l’intégration conséquente d’habitudes urbaines (sédentarité, alimentation inadéquate, etc.). D’un autre côté, ces dernières années ont été marquées par des avancées importantes dans le développement de nouvelles thérapies oncologiques, de plus en plus efficaces et avec moins d’effets secondaires.

Malgré cela, recevoir un diagnostic de cancer est encore un choc. De nombreux patients quittent le cabinet en panique et avec de nombreuses incertitudes, imaginant des événements qui ne sont pas nécessairement vrais ou susceptibles de se produire. Cette anxiété est le résultat de mythes ou de récits de personnes ayant des contextes cliniques différents, ne reflétant pas la réalité individuelle, puisque chaque patient a une maladie unique et ne devrait jamais être comparé à l’histoire d’un autre. Les principaux doutes tournent autour des chances de guérison, des effets secondaires du traitement et de l’impact de ce diagnostic sur la routine. Les médecins et autres professionnels de la santé impliqués dans les soins peuvent et doivent répondre à toutes ces questions, ce qui permet d’éviter les informations non fiables, même si elles proviennent de personnes bien intentionnées.

Après le diagnostic, il est nécessaire de comprendre le profil du cancer afin d’utiliser les meilleures armes pour le combattre. C’est aujourd’hui possible grâce à la cartographie génétique et aux progrès des techniques de laboratoire. Une autre étape fondamentale est la stadification, c’est-à-dire des examens qui permettent de déterminer où le cancer peut se trouver au-delà de l’organe primaire qui l’a généré. Dans cette phase, son stade (initial ou avancé) sera également identifié, ce qui définit si le traitement aura une intention curative ou palliative.

Il existe actuellement plusieurs thérapies, des plus anciennes et des plus établies, comme la chirurgie et la chimiothérapie, aux plus modernes et technologiques, comme l’immunothérapie, la thérapie ciblée, la radiochirurgie, la chirurgie robotique et les procédures de radio-intervention. Chacune d’entre elles a ses indications, ses avantages et ses risques. Même les thérapies palliatives peuvent être efficaces pour contrôler les symptômes, inhiber la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie du patient, et même certains cas de métastases peuvent devenir chroniques, grâce à elles. En résumé, le diagnostic d’un cancer, quel que soit son stade, ne doit pas être compris comme une sentence de mort, car un traitement et/ou une aide pour le patient sont toujours possibles.

Conseils à ceux qui ont été diagnostiqués avec un cancer

  • Comprenez votre maladie

Il est très important de comprendre votre diagnostic, votre pronostic, les phases du traitement et leurs effets secondaires. Pour ce faire, établissez une relation de confiance avec votre médecin. Même si vous avez été identifié comme ayant un cancer à un stade avancé, renseignez-vous sur vos options thérapeutiques pour prendre le contrôle de la situation.

  • Maintenez un style de vie sain

Mangez bien tous les jours, en privilégiant les fruits, les légumes, les légumineuses et les céréales. Si possible, réduisez la consommation de sucres, de viande rouge, de graisses et de produits industrialisés. Buvez plus d’eau. Soyez actif, en pratiquant un exercice physique modéré comme la marche, la natation et l’aquagym (parlez avec votre médecin avant de commencer toute activité).

  • Associez-vous à l’équipe médicale

Les traitements contre le cancer sont de plus en plus complexes et donc plus complets. Les oncologues, les radiothérapeutes, les infirmières, les nutritionnistes, les physiothérapeutes et les travailleurs sociaux travaillent ensemble pour individualiser la thérapie, augmentant ainsi les chances de succès. Parlez ouvertement avec l’équipe qui vous accompagne de vos doutes et de vos angoisses ; prenez des notes pour ne rien oublier d’important.

  • Acceptez de l’aide et formez votre réseau de soutien

L’affection apporte une force supplémentaire qui vous aidera à surmonter les difficultés. Ce soutien peut provenir de la famille, des amis, des collègues de travail et des communautés telles que l’église.

  • Soyez optimiste et ayez foi en Dieu

Une étude menée par l’Université de São Paulo au Brésil (USP) a montré que la religiosité renforce les patients qui luttent contre le cancer. Une autre recherche, élaborée par l’université Duke aux États-Unis, a révélé que les patients qui s’appuient sur des pratiques religieuses ont 40 % moins de chances de souffrir de dépression pendant le traitement, ce qui indique que la foi représente un renforcement du système immunitaire.

Journée mondiale de lutte contre le cancer

L’OMS a établi le 4 février comme journée mondiale de lutte contre le cancer. L’objectif est de sensibiliser la société à ce thème afin de réduire les stigmates et les injustices causés par la maladie.

En matière de prévention, il convient de noter que le développement de bonnes habitudes, telles qu’une alimentation saine, la pratique d’une activité physique régulière et l’abstention de boissons alcoolisées et de tabac, peut réduire considérablement le risque de diverses néoplasies et maladies cardiovasculaires, et constitue donc une mesure importante de prévention du cancer. Ces attitudes doivent être encouragées dès l’enfance, en s’appuyant sur l’exemple des parents, des membres de la famille et de la communauté environnante. Dans cette tranche d’âge, outre la construction d’habitudes de vie, l’exposition à des facteurs environnementaux peut affecter la structure ou la fonction d’organes, de tissus ou de systèmes corporels, interférant fortement sur l’avenir de la santé de l’individu.


Traduction : Eunice Goi

Author Pôle communications

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