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La COVID-19 a forcé le service de visites virtuelles pour les patients hospitalisés

By 22 novembre 2021 No Comments

14 novembre 2021 | Floride, États-Unis | AdventHealth | DIA

La pandémie de COVID-19 a forcé le domaine de la santé à s’adapter de nombreuses manières, ce que le système de soins de santé américain AdventHealth a fait en ajoutant les aspects mentaux et spirituels à ses soins physiques. En effet, nous avons mis notre offre de soutien émotionnel et spirituel au premier plan de nos services en cette période de craintes, d’anxiété, de pertes et de deuil pour les familles.

Et pour ce faire, nous avons notamment repensé les visites de la famille. L’initiative, menée par l’équipe d’AdventHealth qui réfléchit à l’expérience des patients, a commencé par l’expédition de centaines de tablettes aux établissements de tout le système de santé, chacune programmée d’une application de « télésanté » adaptée spécifiquement aux visites virtuelles.

Les équipes locales étant composées d’aumôniers, d’experts en expérience et d’autres membres redéployés, elles ont revêtu tout l’équipement de protection individuelle nécessaire et sont entrées dans les chambres, où bien d’autres ne pouvaient entrer, pour permettre aux patients de ressentir le lien qui les unit à ceux qu’ils aiment et qui leur manquent le plus.

Aujourd’hui, les protocoles sanitaires relatifs à la pandémie continuent d’évoluer, mais les dirigeants d’AdventHealth voient encore les bienfaits du service de visites virtuelles.

« Nos experts en expérience et nos partenaires en soins pastoraux, en milieu de l’enfant et en d’autres domaines sont vraiment passés en vitesse supérieure durant cette période difficile pour accomplir notre mission de manières innovantes, a dit Pam Guler, vice-présidente et directrice de l’expérience chez AdventHealth. La valeur des visites virtuelles est indéniable et notre organisation a des discussions clés sur la façon de maintenir cette offre au-delà de la pandémie de COVID-19. »

Une mère rencontre son nouveau-né pour la première fois

Amrita Budhu est une spécialiste en contact virtuel qui fait le lien entre les familles et les nourrissons de l’unité de soins intensifs néonatals (USIN). Au pic de la vague du variant Delta, elle organisait une quinzaine d’appels par jour.

Elle dit adorer son travail, parce qu’elle a la chance de tisser des liens avec les familles des bébés, facilitant parfois jusqu’à 30 appels avec eux avant qu’ils n’obtiennent leur congé de l’hôpital. Et Kimya Williams est l’une de ces mères avec qui elle a travaillé.

Mme Williams a eu la COVID-19 lorsqu’elle était enceinte de son fils. Son état s’est détérioré, elle a développé une pneumonie et a dû accoucher pendant qu’elle était intubée. Lorsqu’elle s’est réveillée, la première fois qu’elle a vu son fils, qui était à l’USIN, c’était par visite virtuelle.

« Je n’arrivais pas à croire que je l’avais eu, a-t-elle raconté. J’avais été branchée à la machine et je ne le croyais pas jusqu’à ce qu’on me le montre. C’était un choc et j’ai dû m’adapter. Maintenant, je ne peux plus me passer de lui. »

Mme Williams et sa famille vivent à environ une heure et demie de l’hôpital. Même si elle avait pu avoir des visiteurs, l’aller-retour aurait été trop prenant pour ses autres enfants. Les visites virtuelles ont donc été très pratiques quand elle était encore à l’hôpital, établissant le contact entre sa famille à la maison et son bébé à l’USIN et, maintenant qu’elle est sortie de l’hôpital et qu’elle s’occupe de sa famille à la maison, entre elle et son nouveau-né.

« Ma famille n’aurait pu prendre une meilleure décision que de m’amener à l’hôpital, a-t-elle dit. J’adore les visites virtuelles d’AdventHealth, dont j’attends l’appel chaque matin. »

Elle a récemment visité la tour Ginsburg d’AdventHealth d’Orlando, en Floride, où elle a été patiente, pour témoigner sa reconnaissance envers les infirmières qui ont pris soin d’elle et envers le membre de l’équipe des services environnementaux qui l’a inspirée et encouragée à croire qu’elle allait s’en tirer. C’est Mme Budhu, la spécialiste en contacts virtuels assignée à Mme Williams, qui lui a fait visiter les lieux.

« C’étaient assurément des larmes de joie », a dit Mme Budhu.

Une église oint un frère et ami

Wally et Mary Ellen Fox, résidents de longue date de l’État de la Géorgie, ont pris leur retraite après plus de 30 ans au service de l’école Georgia-Cumberland pour vivre six mois par année dans leur résidence de Géorgie et le reste de l’année en Floride. Aimés par leur communauté de foi, ils n’ont jamais perdu contact avec leur église et leurs amis de la Géorgie.

Mais en août dernier, le couple a attrapé la COVID-19. L’état de Mary Ellen s’est amélioré, mais Wally a dû être amené aux urgences d’AdventHealth de Palm Coast. Il a été admis, puis placé sous respirateur.

Lorsque Jennifer Mellow, ambassadrice de l’expérience du patient aux urgences, a fait sa rencontre, il était intubé à l’unité de soins intensifs. Mary Ellen, qui était dans la région de Palm Coast, leur fille et leurs petits-enfants en Géorgie, ont été étroitement impliqués depuis le début. La famille a fait une affiche racontant la vie de Wally afin que le personnel soignant le connaisse, et elle a pu participer à des appels virtuels organisés quotidiennement par Mme Mellow.

Tant en Floride qu’en Géorgie, les amis et la famille de Wally se sont unis dans la prière. Le pasteur de son église en Géorgie a contacté Eddie Gonçalves, aumônier principal d’AdventHealth de Palm Coast, avec l’idée d’une cérémonie d’onction virtuelle. La technologie étant déjà en place, le pasteur Gonçalves a fait appel à Mme Mellow et à Wendi Coheley, directrice de l’expérience du patient.

L’équipe a préparé trois appareils pour la cérémonie. Les tablettes étaient tenues de manière à ce que toutes les personnes présentes virtuellement puissent se voir et s’entendre comme si elles étaient dans la pièce.

« Je sais que vous pouvez faire des choses incroyables avec la technologie, mais je n’étais pas certaine de la façon dont l’onction se passerait, a dit Mary Ellen en se souvenant de l’événement. C’était très significatif, c’était réconfortant qu’autant de gens prient pour lui. »

La cérémonie fut composée de séances de prière pour le pardon et la guérison ainsi que de l’application d’une huile d’onction sur le front de Wally.

« Pour les chrétiens, l’onction a un effet très réconfortant, a expliqué le pasteur Gonçalves. C’est l’assurance que cette personne a servi Dieu et qu’elle est maintenant entre ses mains. C’est l’occasion de tout abandonner et de demander l’intervention de Dieu si telle est sa volonté. »

À la fin de la cérémonie, Mme Mellow est restée dans la pièce avec une tablette pour offrir à la famille un dernier moment en privé avec Wally.

« On aurait dit qu’ils s’enlaçaient même s’ils n’étaient même pas dans le même État, a-t-elle dit. On voyait qu’ils étaient en paix, ayant fait ce qu’il aurait voulu. »

M. Fox est décédé une semaine plus tard. Sa famille est arrivée à temps pour être avec lui en personne, reconnaissante pour la technologie qui les avait jusque-là gardés en contact.

« Chaque jour, quelqu’un a besoin qu’on le mette en contact avec des proches, a dit Mme Coheley. Notre rôle, maintenant, est d’empêcher que cette technologie soit mise de côté juste parce que les cas de COVID diminuent. Je pense aux familles qui vivent dans d’autres États, aux jeunes petits-enfants qui ne peuvent venir à l’hôpital ; il existe de nombreuses façons d’utiliser cet outil pour accomplir notre mission et aider les patients. »


Traduction : Marie-Michèle Robitaille

Communications UFB

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